UrgInfo 64A

Le don d’organes

mardi 15 août 2006 par Florence Dupreuilh

En matière de don et de greffe d’organes, la loi française prévoit que la volonté du défunt prime sur toutes les autres. Mais faute d’en avoir parlé ensemble, des familles touchées par le deuil brutal d’un être cher se trouvent chaque année dans la situation difficile de décider au nom de leur proche. Autant de moments douloureux pour les parents, les amis.

L’essentiel est d’y penser avant . Que nous soyons pour ou contre le don de nos organes, notre choix doit être connu de nos proches pour les aider dans des circonstances difficiles.

N’oublions pas non plus que notre choix peut aussi sauver des vies. Nous sommes tous des donneurs potentiels, pensons que nous pouvons être de possibles receveurs.

La loi

La loi française précise que « toute personne ne s’étant pas prononcée contre de son vivant, est pour le don d’organes ».
-  On peut s’inscrire dès l’âge de 13 ans sur une liste nationale de Refus, qui est consultée avant chaque entretien familial.
-  Si vous êtes pour le don d’organes, portez sur vous une carte de donneur.

Le don d’organes est un acte gratuit et anonyme.

Numéro vert : 0 800 20 22 24

Le Centre hospitalier de Bayonne est habilité à prélever les organes (reins, foie, poumons, cœur et plus particulièrement les cornées) en relation avec l’Agence de la biomédecine.

Agence Biomédecine (GIF)

Pourqoi ?

En 2005, seulement 4 238 malades ont pu bénéficier d’une greffe sur 12 000 demandes. La France connaît donc une situation de pénurie. La loi de bioéthique du 6 août 2004 élève la question du prélèvement et de la greffe d’organe au rang de priorité nationale : chaque établissement de santé a pour mission de participer au prélèvement.

Où ?

(JPG)

Le prélèvement d’organes est réalisé au Centre Hospitalier de la Côte Basque depuis 1999. Il est actuellement coordoné par le Médecin Urgentiste Dr Florence Dupreuilh.

Qui ?

Un prélèvement d’organes n’est réalisé que lorsque le patient est en état de mort encéphalique, c’est-à-dire lorsque son cerveau privé de toute vascularisation, est mort, sans aucune possibilité de "récupération" [1]. Cet état est rare (traumatisme crânien grave, hémorragie méningée massive, hématome intracérébral important ...) donc précieux car la liste des patients en attente de greffes, s’allonge de jour en jour.

Tout patient qui arrive à l’hôpital en état de mort encéphalique ou dont l’évolution aboutit à cet état, est potentiellement donneur. Dans la réalité, un entretien avec la famille du donneur est engagé afin de retrouver par le témoignage des proches, le choix qui aurait été le sien.

Comment ?

Le prélèvement d’organes est réalisé dans les mêmes conditions qu’une intervention chirurgicale classique. Les familles récupèrent le corps du défunt dès le lendemain pour les démarches funéraires. Elles peuvent, si elles le souhaitent, être informées de l’état des greffés, sans bien sûr ne connaître ni le nom, ni le sexe du receveur.

[1] Le diagnostic clinique est confirmé par 2 électroencéphalogrammes plats ou par un scanner injecté qui montre l’absence de vascularisation du cerveau


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