UrgInfo 64A

Principes généraux d’une immobilisation

mercredi 23 août 2006 par Jean Goalard

Une immobilisation, plâtre ou résine, doit être comprise et accepté par le patient afin qu’il en accepte les contraintes et respecte les consignes. Les raisons, risques et surveillance, doivent être longuement expliqués.

Sa réalisation doit respecter un certain nombre de règles :

— Obtenir la collaboration du patient (installation confortable, expliquer, rassurer, antalgie préalable systématique)

__ Adapter l’immobilisation (poids/solidité, limites) à lâge et au contexte social.

— Préparer le membre : Lavage systématique, antisepsie et protection soignée d’une plaie, retirer toute bague.

— La résine, malgré sa légèreté et son apparente facilité d’utilisation, s’avère souvent inconfortable et source de compressions dangereuses. son utilisation doit être mûrement réfléchie et réservée à un opérateur expérimenté. L’immobilisation en première intention est généralement plâtrée. Une immobilisation mixte, plâtre + résine, est une alternative intéressante.

— Evaluer le matériel nécessaire et le préparer avant de commencer.

— Eviter le capitonnage par coton cardé qui empêche un bon moulage. Préférer 3 épaisseurs de jersey.

— Bloquer les articulations sus et sous-jacentes pour immobiliser une diaphyse, et les segments sus et sous-jacents pour une articulation.

— Respecter les positions de fonction des articulations (attitudes fonctionnelles)

— Penser, selon le cas, à inclure une attelle ou à haubaner un angle afin de renforcer une ligne de force et favoriser la légèreté en limitant les superpositions inutiles.

— Le plâtre se travaille à l’eau froide.

— Dérouler la bande en la posant sans la tendre, de façon homogène depuis l’extrémité proximale jusqu’à l’extrémité distale.

— Lisser régulièrement avec la paume et l’espace entre le pouce et l’indexe, tout au long du déroulement de chaque bande, ceci dans un but tant esthétique que de solidité (fusion des couches)

— Mouler soigneusement les différents reliefs afin de permettre la meilleure immobilisation possible et uniformiser les pression, ceci tant pour le confort (éviter les zones de compression) que pour faciliter le retour veineux.

— Ne pas comprimer les creux de flexion (ménager un espace vide)

— Préférer les découpes aux pliages pour les passages étroits.

— Respecter les limites inférieures et supérieures pour limiter l’impotence fonctionnelle et favoriser sa tolérance.

— Soigner les bordures pour éviter les blessures. retourner le jersey sur 1 cm et le "border" de plâtre pour éviter sa rétraction.

— La finition peut être améliorée par lissage par un gant ou un emballage plastique. Un talcage permet une finition parfaite, quasi étanche.

— Eviter les fenêtres, sources de pressions hétérogènes.

Une fois terminée, l’immobilisation doit être légère et solide, confortable et esthétique. Elle doit s’accompagner de consignes écrites et orales concernant :

  • les risques de compression,
  • la prévention thromboembolique,
  • la surélévation,
  • l’interdiction de le mouiller,
  • les contractions isométriques des muscles immobilisés,
  • la mobilisation des extrémités
  • Le contrôle par un spécialiste.

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